Papa Massata Diack, la corruption aussi aux JO de PyeongChang

10 avril 2018

Les méthodes de corruption employées par Papa Massata Diack, le fils de Lamine Diack, ne se seraient pas limitées aux Championnats du Monde d’athlétisme et aux Jeux Olympiques d’été. Les Jeux Olympiques de Pyeong Chang auraient été attribuées à la Corée, à la faveur d’une opération de corruption menée par Papa Massata Diack et Samsung.

 

DIACK PAPA MASSATA

JO de Rio 2016. JO de Tokyo 2020. Et maintenant JO de Pyeong Chang 2018. La corruption apparaît en filigrane sur ces trois Jeux Olympiques, avec aux commandes, le très douteux Papa Massata Diack, en interaction avec Samsung.

Cette fois, l’information arrive directement de Corée, révélée par SBS, South Korean Broadcaster, comme l’explique « Inside The Games ». C’est dans le cadre de l’enquête menée à l’égard de Lee Myung-bak, l’ancien président de Corée du Sud, entre 2008 et 2013, que sont apparus des éléments démontrant que la marque coréenne Samsung avait passé un deal avec Papa Massata Diack pour qu’il obtienne de 27 membres du CIO leur vote pour la candidature de PyeongChang en contrepartie de contrats de marketing et d’accords de partenariats. La liste découverte comporte 27 noms, dont 12 représentants des pays africains, plus enclins à être avantagés par Papa Massata Diack. Seraient ainsi concernés le Championnat d’Afrique juniors organisé à Nairobi au Kenya en 2010, et à Gaborone au Botswana en 2010, que Samsung aurait sponsorisé.

Le fils de Lamine Diack aurait reçu une somme de 10.4 millions d’euros, plus un bonus de réussite non révélé, versé par Samsung, désireux d’amener les JO dans son pays, mais interdit de toute opération de lobbying en sa qualité de partenaire du CIO.

L’affaire confirme une double dérive. Bien sûr, celle de Papa Massata Diack, qu’on retrouve dans moult histoires tordues. Mais aussi celle du mouvement olympique, que les sommes en jeu dans cet évènement poussent à toutes les dérives… Fidèle à son habitude, Papa Massata Diack a contesté ces accusations dans un mail diffusé par le site « SportsIntegrityInitiative ». 

Texte : Odile Baudrier

Photo : DR