Dopage : le vétéran français Fettah suspendu 4 ans

29 juin 2017

La nouvelle liste des athlètes suspendus par l’IAAF pour des faits de dopage présente un nouvel athlète français, Abdelhadi Fettah, un vétéran de 43 ans licencié à l’AC Choisy le Roi, suspendu pour 4 ans après un contrôle début mars en Belgique. Il valait cette année 1h24’ sur semi, et 34’59’’sur 10 km, avec des records à 1h09’59’’ datant de 2011 et 31’29’’ de 2014. Le produit incriminé n’est pas connu à ce jour.

 

Tous les mois au minimum, l’IAAF publie une nouvelle liste d’athlètes contrôlés positifs et sanctionnés pour des faits de dopage. La « livraison » du 26 juin recense 17 athlètes, incluant quatre Russes, deux Turcs, deux athlètes « sanctionnés par une simple réprimande publique (Ajee Wilson et Mercy Kibarus), et surprise, un Français.

Abdelahdi Fettah figure avec la mention d’une suspension de 4 ans entre le 6 avril 2017 et le 5 avril 2021, suite à un contrôle positif survenu lors des 10 miles Ostende Bruges le 5 mars 2017. Jusqu’alors, cette information n’avait nullement transparu, et une rapide analyse confirme combien ce cas apparaît étonnant.

Abdelhadi Fettah évolue depuis plusieurs années sous les couleurs du club de l’AC Choisy le Roi, après avoir été présent depuis 2004 que la FFA le compte parmi ses licenciés, à la SC Choisy, Essonne Athlétic, Jogging Club Sablé, US Créteil, puis AC Choisy depuis 2013.

A 43 ans, ce vétéran est un gourmand de compétitions, il a ainsi disputé 29 courses en 2016, accumulant surtout des courses de 10 km, et semi-marathons, parfois à un rythme échevelé, comme en mai 2016, où il enchaîne 7 courses, incluant 5 épreuves de 10 km en 2 semaines.

Sur le plan performances, Fettah ne brille pas au pinacle, avec des records sur 1h09’59’’ datant de 2011 et 31’29’’ de 2014, et durant l’année 2017, il s’était contenté de deux courses, avec sur semi 1h24’, et 34’59’’sur 10 km.

L’affaire est pour le moins étrange. Abdelhadi Fettah avait en réalité abandonné lors de cette course de Bruges, et un contrôle dans ce contexte apparaît témoigner d’une orientation du contrôle, qui pourrait correspondre à certaines suspicions.

  • Texte : Odile Baudrier
  • Photo : D.R.