349 cas de dopage en athlétisme en 2018

28 septembre 2019

349 cas de dopage pour l’année 2018. C’est le comptage divulgué par l’Athletics Integrity Unit dans son rapport annuel, qui dévoile des chiffres impressionnants, comme celui d’un budget annuel pour les contrôles s’élevant à 3.6 millions de dollars, pour un total de 8489 prélèvements.

DOHA, QATAR – SEPTEMBER 27: A general view during the Men’s 5000 metres heats during day one of 17th IAAF World Athletics Championships Doha 2019 at Khalifa International Stadium on September 27, 2019 in Doha, Qatar. (Photo by Alexander Hassenstein/Getty Images for IAAF)

8489 échantillons prélevés et 349 cas de dopage constatés au niveau mondial et national. Ces deux nombres témoignent de l’activité de l’anti-dopage en athlétisme. Ces 8489 échantillons émanent de 176 pays, et ils sont en majorité collectés en-dehors des compétitions, à hauteur de 6006.

Les contrôles apparaissent ciblés sur le fond, à raison de 48%, le sprint, 19%, les lancers, 12%, le demi-fond, 9%, les sauts, 9%, les combinées, 2%.

Le dopage en athlétisme s’appuie essentiellement sur les stéroïdes anabolisants, avec 32% des cas, les substances spécifiées, 17%, l’EPO, 7%, et dans 22% des cas, il s’agit d’irrégularités du passeport biologique.

Autres éléments intéressants dévoilés dans le rapport, les moyens financiers engagés par l’AIU pour la lutte anti-dopage. Avec un budget total de plus de 8.6 millions de dollars. Essentiellement consacrés au programme de contrôles, soit 3.6 millions. Mais à noter que les dépenses liées aux procédures disciplinaires et juridiques s’élèvent à 1.2 millions de dollars, témoignant que la lutte anti-dopage se joue largement sur le terrain juridique.

L’AIU est aussi montée en charge sur le plan des enquêtes, en étoffant fortement son staff, qui compte maintenant 20 personnes, contre 5 à sa création en avril 2017. Un domaine qui a déjà produit des résultats significatifs, avec 78 enquêtes, 24 concernant des faits de corruption et 30 des affaires de dopage. Mais il ne s’agit pas de contrôles positifs, mais des dossiers concernant des falsifications, défauts d’information sur la localisation, ou possession de substances prohibées.

Un axe de travail prioritaire pour l’AIU qui veut se centrer sur « la qualité, et non sur la quantité ». L’actualité récente a montré que les grands noms ne sont plus complètement évincés des procédures…

  • Texte : Odile Baudrier
  • Photo : D.R.