105 athlètes en moins aux JO de TOKYO 2020 

11 juin 2017

La porte des JO se ferme pour 105 athlètes, suite à la décision du CIO de diminuer le nombre total de qualifiés pour les JO de Tokyo 2020 de 285 personnes. En parallèle, une nouvelle épreuve est créée, le relais mixte sur 4 fois 400 mètres.

bahamas relais mixte

Mi figue, mi raisin. C’est le bilan à effectuer pour les dernières décisions du CIO concernant le programme des JO de Tokyo 2020, amenant à ajouter 15 épreuves. Par ricochet, c’est désormais la natation le 1er sport des JO avec 49 médailles attribuées contre 48 à l’athlétisme…

Le programme s’étoffe avec la création de relais mixtes. Le triathlon, la natation, l’athlétisme sont concernés, avec pour l’athlétisme, le relais mixte 4 fois 400 mètres. A la base de cette nouvelle orientation, le souci de booster la participation féminine aux JO avec en ligne de mire, le chiffre de 50% de femmes. A Rio, elles représentaient 46.1%, et elles devraient atteindre 48.8% à Tokyo.

Cette création « hybride » s’inscrit dans la lignée impulsée par l’IAAF qui avait impulsé un 4×400 mixte lors des Championnats du Monde de relais des Bahamas, ou encore un relais mixte lors du Mondial de cross fin mars.

Moins d’athlètes qualifiés

Mais cette bonne nouvelle s’accompagne d’une sacrée déconvenue pour l’athlétisme, avec la réduction du quota de 105 athlètes. La démarche est générale. Il devra y avoir 285 personnes qualifiées en moins à Tokyo, avec l’obligation de descendre sous les 11.000 athlètes au Japon, contre 11.237 au Brésil.

Et c’est l’athlétisme qui paie le plus lourd tribut à cette chute des quota, d’autant plus compliquée à réaliser qu’il faudra amener en parallèle des équipes en plus pour disputer ce fameux relais mixte…

La réaction de l’IAAF témoigne d’un certain désarroi face à cette double décision, qui amènera inévitablement à augmenter les minima de qualification pour les JO. Surtout que l’instance internationale ne veut pas toucher à son principe d’universalité pour les athlètes retenus sans atteindre les minima, car issus de pays «en difficulté ». Ils étaient ainsi une vingtaine à Rio invités sur « Wild Card ».

Les calculs s’annoncent délicats pour résoudre cette difficile équation. Une chose est sûre, les spécialistes de 400 mètres ont de très beaux jours devant eux…

  • Texte : Odile Baudrier
  • Photo : D.R.